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Nouveau : Les témoignages
Ayant perdu mon père dans des conditions plus que douteuses à l'hôpital de Lens, j'ai décidé de mettre à profit mes compétences informatiques aux services de milliers d'internautes qui pourraient être dans le même cas que moi.

Après plusieurs passages au service de pneumologie, mon père a attrapé ce qu'on appelle aujourd'hui des "Infections nosocomiales" ( et ce que certains médecins appellent: "des germes" ).
Silicosé à 100% mon père passa son année 2003 à l'hôpital en altérant des retours brefs à son domicile.
Déjà, en juillet, un médecin de la pneumologie de Lens lui avait dit : "Il n'y a plus que Lourdes pour vous soigner".
Un médecin qui vous dit ça, ça vous donne un aperçu du tact du professionnel.

C'est vrai que mon père se dégradait de plus en plus dans cet hôpital. C'est après sa mort que nous avons compris pourquoi.

Depuis la loi sur les 35 heures, les personnels hospitaliers se plaignent des cadences infernales de leur travail et d'un manque de moyens !
Ce que nous avons vécu durant l'année 2003 nous a profondément éclaircis quant à la motivation de certaines personnes.
- Un sachet de chips qui traîne dans l'ascenseur durant plus de 8 jours. Est-ce un manque de moyen ?
- Un tuyau d'oxygène qui se débranche régulièrement parce qu'il manquait un élastique à 10 centimes pour le maintenir ! Est-ce un manque de moyen ou de négligence ?
- Une infirmière qui dépose son masque sur le lit d'un patient ! Est-ce un manque de moyen ?
- Quand on laisse sortir un patient, alors que celui-ci est infecté par une bactérie nosocomiale. Est-ce un manque de moyen ou de courage ?
NON. C'est juste une conscience professionnelle qui s'envole avec la routine.
Mon père est sorti de l'hôpital le 19 août 2003 infecté par la bactérie Acinetobacter .
C'est quoi que cette bestiole la ? C'est, lorsqu'on demande au médecin qui soigne, des germes(point). On ne nous a jamais dis que c'est une bactérie qui s'attrape dans la plupart des cas à l'hopital.
Mais cela est dû à quoi ? Scientifiquement, c'est une bactérie qui a su se transformer pour devenir multi-resistante aux anti-biotiques.
Concrètement, c'est une bactérie qui s'attrape simplement par un manque de précautions pris à l'hôpital. Une infirmière (ou médecin) qui ne se lave pas les mains entre chaque malade contamine les personnes faibles de cette bactérie. Manque de moyens ? de temps ?
Si oui arrêtez votre boulot est allez bosser ailleurs.
Septembre 2003, mon père a dû retourner à l'hôpital pour un "petit" séjour d'un mois.
Sans amélioration, il est rentré pour la dernière fois chez lui en octobre.
Le 13 octobre, il fait une insuffisance respiratoire et est amené, intubé, par le SAMU au service de réanimation de Lens.
Il avait fait un pneumothorax.
Après le décès de mon père, nous avons appris que ce pneumothorax était soigné au bout de 7 jours. Mais pendant 3 semaines ont nous fait croire qu'on continuait à soigner mon père pour le même symptôme.
En fait, il avait attrapé 1 puis 2 puis 3 bactéries dans ce service de réanimation.
Dû à quoi ? On n'en sait rien. Ce que l'on sait, c'est que le dossier médical de mon père montre que durant les premiers jours, mon père n'avait pas de bactéries nosocomiales sur lui.

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