Madame, Monsieur,
J'ai eu vos coordonnées à la suite d'une émission TV.
Je ne suis pas victime d'une maladie nosocomiale, mais je souhaiterais avoir votre soutien et vos conseils.
J 'ai été victime en 99 d'une erreur médicale, un médecin sans consulter mon dossier médicale, sans effectuer une anammèse m'a injectée sans mon consentement sous forme de mésothérapie, un mélange d'anti-inflammatoire et de procaïne, or je savais que j'avais des allergies avérées à ces 2 produits. Si j'avais su ce qu'il m'injectait, il est bien évident que je ne me serais pas laissée faire.
Le lendemain, mon genou avait triplé de volume et était oedémateux, je ne pouvais plus poser le pied à terre. En 8 jours ma jambe gauche s'est amyotrophiée d'une façon spectaculaire.
J'ai été hospitalisée, à la suite d'examen divers, IRM, scintigraphie.
Les médecins ne savaient pas ce que j'avais et pour protéger le médecin mésothérapeute, ils ont réfuté la thèse de l'allergie.
Ils ont alors diagnostiqué une algodystrophie.
J'ai été envoyée en rééducation intensive avec la jambe en charge (poids de 8 à 10 kg).
Je suis restée un an et demi en arrêt maladie, j'ai perdu mon emploi.
J'ai été reconnue travailleur handicapé par la COTOREP jusqu'en 2005.
A ce jour, je marche de moins en moins, je souffre terriblement, ma jambe est toujours atrophiée et je ne peux pas rester assise plus d'une heure.
En décembre 2003, j'ai consulté à Bordeaux un médecin spécialisée en expertise médicale, le docteur PARANT-SICET.
A l'examen des imageries médicales, elle a diagnostiquée bel et bien une allergie qui a nécrosé les vaisseaux sanguins, ce qui a entraîné une déminéralisation osseuse. De plus, j'ai une déterioration importante du cartilage dûe à une rééducation inadaptée, et une chondrite rotulienne. l'arthrose s'est donc installée au niveau de l'articulation du genou.
J'ai demandé la réouverture de mon dossier COTOREP, ainsi qu'une prolongation de ma reconnaissance de travailleur handicapé.
Si je n'ai pas de prolongation, je n'ai plus rien pour vivre, un employeur n'acceptera jamais de financer par lui même un siège ergonomique pour que je puisse travailler dans les meilleures conditions (je suis assistante de direction de formation).
La COTOREP en date de la commission du 15/04/04 a refusé le renouvellement de ma reconnaissance de travailleur handicapé, ce malgré le compte-rendu d'expertise du docteur PARANT-SICET, stipulant que je ne pouvais travailler qu'à mi-temps et que mon état nécessitait une reconnaissance du handicap, du compte-rendu du docteur DIDAY qui a effectuée une IRM du genou signalant une chondrite évoluée, une bursite, une déchirure partielle du tendon rotulien et une dégradation du cartilage. Le plus absurde, c'est que la COTOREP m'a fait parvenir une carte de G.I.C alors qu'elle refuse ma reconnaissance.
C'est parce que l'état n'a plus de sous qu'on envoie les gens à la casse ?
Je suis désespérée, si on m'enlève mes revenus, la possibilité de me reconvertir, de pouvoir retravailler et j'envisage de mettre fin à mes jours. Je vis seule et je n'ai pas d'autre revenu que l'AHH.
Je souhaiterais savoir quel recours je peux avoir afin d'obtenir gain de cause.
Je ne crois pas à une contestation de la décision, la vie m'a appris dans mon procès contre les erreurs médicales que j'ai subies que l'administration est un mur qui ne revient jamais sur sa décision, même si elle est en tord.
Merci pour vos conseils et votre diligence à me répondre.
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