Bonjour,
je suis médecin, et votre site mérite que l'on s'y attarde.
Par exemple. Je lis ds vos pages que l'acinetobacter s'attrape ds les
hôpitaux. Simplement.
On m'a plutot appris à la fac que cette bactérie existe ds la nature.
Votre découverte est fabuleuse!!! L'hôpital crée des bactéries de novo...
En fait, cette bactérie ne s'attrappe pas à l'hôpital. Vous pouvez aussi
bien en avoir sur vous. Et le meilleur moyen d'en avoir sur soi, avec de
préférence une résistance particulière aux antibiotiques, est
effectivement d'aller ds un service hospitalier qui en contient.
Vous affirmer qu'elle s'attrape simplement par un manque de précaution.
Votre haine des soignant n'a décidemment d'égale que votre ignorance.
Non, vous pouvez en attraper mais si tout le monde autour de vous prends
les bonnes précautions. Et cela, vous semblez refuser de le comprendre.
Désolant.
Mais, si vous parlez des manques de moyens vous n'en avez pas fini.
Votre question sur les manques de moyen, "si oui, ... allez bosser
ailleurs." est amusante. Caractéristique de la lâcheté à la française.
Vous avez démissionné de votre travail parceque votre patron a eu un PV,
et donc ne présentais plus les conditions morales pour travailler avec
lui? Racontez!
bon, il y en a, à l'hôpital qui n'ont RIEN a y faire. Les branleurs, les
incompétents, les pistonnés.
Les branleurs: ils se savent invirables, alors, pourquoi travailler pour
le même salaire (pardon: traitement!)?
Les incompétents: il suffit d'un diplôme et parfois d'un concours pour
rentrer à l'hôpital. La compétence, c'est autre chose; et vous ne l'avez
surement pas en sortant de la fac ou de l'école. Et elle ne vient pas
seule, il faut en baver.
Les pistonnés: le président du conseil d'administration de votre
établissement de soin est le maire de la commune où il est implanté.
Clientèlisme? Cela me débecte que des crétins de politicards qui ne
connaissent rien à rien gèrent des établissements aussi sensibles.
Les moyens? Savez vous qu'il y a des robinets à l'hôpital? Vous pouvez
toujours vous battre contre ce scandale...
Car il y a des ignorants qui ne savent pas que l'on touche un robinet
avant de s'en servir, et parfois même après, pour le fermer. C'est con,
c'est criminel. Il FAUT des cellules photo-électriques, sinon, cela ne
sert à rien de se laver les mains.
La lecture de l'histoire de votre père m'a scandalisé.
Pas parcequ'il n'avait pas de bactérie nosocomiales sur lui au début
mais après: c'est la définition de l'infection nosocomiale. Une
infection qui survient au-delà de 48 heures passées à l'hôpital. Vous
remarquerez que la définition est arbitraire (48h) et masochiste (une
infection peut avoir 8 jours ou 2 mois d'incubation, et se déclarer qd
vous êtes hospitalisé...).
L'attitude des soignants qu'a subit votre père est honteuse.
Et on parle de déontologie, d'éthique, de "charte", ce pays a tout pour
me dégouter.
Alors les soignants de bonne volonté, ceux qui ont, ou ont eu la
vocation, doivent se parer de se genre de vitrine?
Doit-on se considérer comme le dernier des homme parceque l'on est
médecin? Parceque l'on soigne? Avec les moyens que l'on nous donne? Les
moyens, c'est vous qui les avez, avec votre bulletin de vote, votre voix
physique autant qu'électorale. Moi, je ne suis que médecin. Autant dire
rien. Un brancardier est syndiqué, pas un médecin. Autre chose à faire.
La formation médicale continue, par exemple. J'ai travaillé ds un
hôpital,où, au cours d'une commission technique un administratif se
vantait d'avoir utiliser la totalité des 250 000FF destinéà la
formation des "cadres" (ceux qui commandent à ces intouchables: les
soignants), alors que toute l'équipe d'anesthésie avait droit à 2000FF
par an. Tarif inférieur à l'inscription à un congrès... Il y en a qui en
croquent à l'hôpital, le savez-vous?
Si je pouvait faire le ménage là-dedans!
Voeux pieux. Même les connards de (pseudo)ministres ont baissé les bras.
Je ne connais que peu de médecin qui soit de mauvaise volonté, j'en ai
vu, ils me dégoutent, mais la proportion est ridicule par rapport à ce
que je vois autour de moi. Putain, si les connards qui ont construits la
masure (appelée "maison") ds laquelle j'habite travaillaient aussi bien
que moi, j'aurais pas tant de temps à passer à corriger leurs saloperies.
Alors les gens qui me traitent d'assassin parce que je ne peux pas tout
guérir (soigner, oui, de mon mieux), j'ai du mal à les comprendre.
Le problème des infections nosocomiales est facile à régler: vous fermez
les hôpitaux. Le problème de ce qu'a subit votre père est bien plus
délicat, et est, lui, scandaleux! Et il me semblait que vous mélangiez
un peu tout. Qu'en dites vous?
Au fait, vous n'aimez pas que les gens fassent des erreurs, donc vous
n'en faites jamais, c'est celà? C'est quoi votre métier?(Je voudrais
changer. Les albanais les lituaniens et autres européens arrivent en
France pour vous soigner à pas cher.)
Moi, je suis médecin, qd je bosse, je bosse; les erreurs, j'aime pas ça;
les patients pas bien, j'aime pas ça; les fautes: je déteste!
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